Élection québécoise 2026 : ce que le milieu culturel met sur la table avant le vote
Dernière mise à jour : 5 oct.
Le Québec se dirige vers une élection générale, et le financement de la culture s'invite déjà dans les échanges préélectoraux. Culture Montréal et le Front commun pour les arts ont rendu publiques leurs recommandations aux partis, et l'administration montréalaise a formulé ses propres demandes au futur gouvernement. Pour un organisme ou un artiste qui dépose des demandes de subvention, ces prises de position ne changent rien dans l'immédiat, mais elles indiquent où pourrait se déplacer l'attention des décideurs dans les mois qui suivent le scrutin.

Deux regroupements, une même demande
Culture Montréal, qui regroupe des acteurs du milieu culturel montréalais, a présenté une série de recommandations destinées aux partis en vue de la campagne électorale québécoise. Le regroupement y reprend une demande déjà portée les années précédentes : que le financement public de la culture atteigne 3 % du budget du Québec. Ce chiffre est présenté comme un seuil structurant plutôt que comme une demande ponctuelle liée à un programme en particulier.
Le Front commun pour les arts, qui regroupe plusieurs associations professionnelles, a repris une demande similaire début septembre. Deux regroupements distincts portent donc le même seuil auprès des partis à quelques semaines d'intervalle, ce qui en fait un chiffre de référence à surveiller dans les plateformes électorales plutôt qu'une position isolée.
La Ville de Montréal a, de son côté, formulé ses propres demandes au futur gouvernement provincial, dans un ensemble plus large qui dépasse le seul secteur culturel. Le détail de la part strictement culturelle de ces demandes n'était pas encore précisé au moment de la rédaction.
Un point de référence : le financement du CALQ
Ces prises de position s'inscrivent dans un contexte où le financement du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a été porté à 200 millions de dollars par année lors d'un budget provincial récent; un point de référence que plusieurs observateurs utilisent pour évaluer si les engagements électoraux vont dans le sens d'une consolidation ou d'un recul de ce niveau de financement.
Pour l'instant, aucun parti n'a répondu publiquement, point par point, à l'ensemble de ces recommandations. La suite dépendra des plateformes électorales que les partis publieront au fil de la campagne.
À retenir
Qui est concerné : tout organisme, collectif ou artiste dont le financement dépend en tout ou en partie de programmes provinciaux ou municipaux québécois.
Ce qu'il faut surveiller : les plateformes électorales des partis sur la culture, à mesure qu'elles seront publiées, et toute annonce budgétaire qui suivrait la formation du prochain gouvernement.
Ce qu'il ne faut pas faire : anticiper un changement de programme, de critère ou de montant sur la base d'une recommandation ou d'une demande électorale. Ce sont des positions, pas des décisions. À valider selon votre situation et vos échéances de dépôt réelles, qui restent celles en vigueur aujourd'hui.
Ce qu'on en retient
Impulsion Créative accompagne des artistes, des collectifs et des organismes culturels dans la préparation de leurs demandes de financement. Si vous avez un dossier en chantier et que vous aimeriez un avis avant de le déposer, la première rencontre d'orientation est gratuite : écrivez-nous.





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