Les 5 "mauvaises bonnes" raisons de ne pas déposer une demande de subvention
Dernière mise à jour : 5 oct.

Beaucoup de gens ne déposent jamais, et leurs raisons se ressemblent. Elles sont compréhensibles, mais la plupart ne tiennent pas à l'examen. En voici cinq, avec ce qu'on peut leur répondre.
1. "Je ne suis pas assez expérimenté·e pour être éligible"
C'est la crainte qu'on entend le plus souvent, surtout en début de parcours. Pourtant, plusieurs programmes sont conçus exactement pour ça. Le CALQ, le Conseil des arts du Canada et plusieurs municipalités ont des volets destinés aux artistes en début de carrière.
Liens utiles :
Explorer et créer – Programme pour artistes émergents du CAC
Un conseil : appuyez sur votre démarche et sur ce que vous cherchez à faire. Un parcours court n'est pas un handicap si le propos est clair et le projet bien monté.
2. "Les démarches administratives sont trop complexes"
C'est en partie vrai : un dossier demande du temps et plusieurs pièces. Mais vous n'êtes pas censé vous débrouiller seul, et beaucoup de ressources existent pour alléger la démarche. Les bailleurs publient des guides détaillés, et plusieurs offrent un accompagnement à la production d'une demande.
Ce qui allège la démarche
Préparer d'avance les pièces qui reviennent partout : CV artistique, budget, description du projet.
Partir d'un gabarit plutôt que d'une page blanche.
Demander de l'aide, au bailleur lui-même ou à quelqu'un qui connaît le programme.
3. "Mon projet n’est pas assez important pour recevoir une subvention"
Une exposition dans un petit lieu et un événement d'envergure se défendent tous les deux. Les comités ne cherchent pas la taille. Ils regardent la pertinence du projet pour le programme et ce qu'il laissera derrière lui.
Un conseil :
Dire à qui le projet s'adresse concrètement, et combien de personnes il touchera.
Expliquer le besoin auquel il répond dans votre milieu.
Des programmes qui accueillent les projets de petite échelle :
Soutien aux projets artistiques du Conseil des arts du Canada
Rayonner au Canada – Subventions pour projets artistiques
4. "Je vais perdre mon temps, les chances de succès sont faibles"
La concurrence est réelle, c'est vrai. Mais une première demande n'est jamais perdue : vous repartez avec un texte, un budget et une liste de pièces qui serviront à la suivante. Et si vous demandez les commentaires du comité, vous obtenez une analyse gratuite de votre dossier, ce qui est rare.
Pourquoi ça vaut quand même le coup
Chaque demande vous rend plus rapide et plus clair pour la suivante.
Vous pouvez redéposer l'année suivante avec un dossier amélioré.
Certains bailleurs offrent un accompagnement après un refus.
5. "Je ne suis pas bon·ne en rédaction ou en gestion de budget"
Ce sont des compétences, pas des talents innés, et elles s'apprennent. Des ateliers, des gabarits et les organismes de services aux arts existent précisément pour ça. Le Conseil des arts du Canada offre d'ailleurs une assistance aux personnes qui ont des obstacles à la rédaction.de nombreuses ressources pour vous aider. Des ateliers, des consultants spécialisés et des outils en ligne permettent de simplifier la rédaction et le montage financier de votre projet.
Par où commencer
Utiliser un gabarit de budget plutôt que de partir de zéro.
Travailler avec un pair ou un organisme de services aux arts.
Suivre une formation courte en gestion culturelle.
Pour aller plus loin :
Préparer un CV et une demande de subvention artistique
Assistance pour les artistes ayant des obstacles à la rédaction
En résumé
La plupart de ces raisons sont des réflexes de prudence, et ils se comprennent. Mais un dossier non déposé a zéro chance, et c'est la seule statistique dont on soit vraiment certain.
Si vous hésitez encore, Impulsion Créative peut regarder votre projet avec vous et vous dire franchement s'il y a un programme qui lui correspond.
La première rencontre d'orientation est gratuite : écrivez-nous.





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